
Les résultats par catégories
Dénommé « Trophées Trop c'est Trop », ce palmarès a été établi après consultation d'un peu moins de 11 100 propriétaires de voiture ou de moto. Ils devaient ne retenir qu'une seule réponse parmi celles proposées sur chacune des cinq catégories suivantes :
- le trophée de répression ;
- le trophée d'opacité ;
- le trophée de problèmes concernant les sanctions ;
- le trophée de déclaration antiautomobiliste ;
- le trophée d'infrastructure la plus contestable ou inutile.
En matière de répression, c'est le durcissement constant des limitations de vitesse qui a été le plus souvent cité.
S'agissant du manque de transparence, l'affection des amendes perçues par les radars interroge particulièrement les répondants, qui estiment que ces fonds devraient être intégralement dédiés à la sécurité routière.
Concernant les problèmes liés aux sanctions, ce sont les autoroutes en flux libre, souvent incompréhensibles, qui ont été le plus dénoncées, suivies de près par la quasi-impossibilité de contester les forfaits post-stationnement. Ces situations peuvent avoir un impact direct sur le coût de l'assurance auto, notamment en cas de majoration des primes.
S'agissant de la déclaration politique la plus choquante, la palme revient à l'ancienne ministre de la Transition écologique et de l'Énergie, Agnès Pannier-Runacher, avec son pamphlet faisant le lien entre l'achat de SUV et les inondations en Seine-Maritime.
Quant à l'infrastructure la plus incongrue de l'année, les sondés ont voté en masse pour un ralentisseur dans le Bas-Rhin qui ressemble plus à un trottoir avec angles droits qu'à un « gendarme couché » classique.
Des résultats moins tranchés que lors de l'édition précédente
Lancés en 2023, les « Trophées Trop c'est Trop » ont confirmé leur succès cette année en mobilisant un large public. Prévu pour permettre aux automobilistes et motards de dénoncer les mesures les plus absurdes ou révoltantes de façon humoristique, ce sondage sert également d'exutoire.
Néanmoins, les résultats sont moins catégoriques que lors de l'année précédente. Les sondés estiment que toutes les options méritaient d'être primées.
À titre d'exemple, lors de la première édition, la hausse du malus CO2 avait largement remporté le trophée des taxes à l'achat d'un véhicule, devançant ainsi l'augmentation du malus au poids.