
Des dégâts considérables sur les constructions
D'après François Bayrou, Chido est la catastrophe naturelle la plus grave qui a touché la France depuis plusieurs siècles.
Il est le plus destructeur que l'archipel ait connu en 90 ans. Des quartiers entiers, notamment ceux qui se trouvaient en front de mer, ont été détruits : cases en ruines, murs effondrés, toits et fenêtre arrachés… Les bidonvilles ont complètement été rasés, ne laissant qu'un amoncellement de ce qui fut des logements de fortune. Dans le nord-est du département, près de 60 % des bâtiments, toutes catégories confondues, ont subi des dégâts plus ou moins importants.
Si les propriétaires qui ont inclus une garantie catastrophes naturelles dans leur assurance habitation peuvent espérer une prise en charge des dommages, de nombreux Mahorais ne bénéficient pas de cette opportunité. Ils devront compter sur le fonds d'indemnisation que l'État prévoit de mettre en place, justement pour accompagner ceux qui ne possèdent pas de couverture adaptée.
Les infrastructures ont également souffert
Le paysage de désolation laissé derrière lui à Mayotte par Chido ne présente pas uniquement des constructions détruites. Les infrastructures n'ont pas été épargnées par la violence de ce phénomène climatique. Des poteaux ont été arrachés, rendant difficile l'alimentation en électricité dans de nombreuses zones. Les équipements de communication touchés ont compliqué les échanges d'informations au cours des heures qui ont suivi le passage du cataclysme. Plusieurs routes ont été impraticables, jonchées de détritus et de troncs d'arbres.
Le Gouvernement a déclaré l'état de catastrophe naturelle exceptionnelle pour le département. Les statistiques mentionnent plus d'une trentaine de décès et environ un millier de blessés. L'armée a été déployée dans les zones sinistrées pour sécuriser les biens et les personnes. Emmanuel Macron s'est également rendu à Mayotte le 19 décembre et est resté deux jours sur place. Le président est arrivé avec des vivres et de l'eau et des équipes de secouristes.