Cancer du sein : une approche révolutionnaire ouvre la voie à des séances de radiothérapie plus courtes

Il s’agit d’une avancée significative dans la lutte contre le cancer du sein. Une étude présentée lors du dernier congrès de la Société européenne d’oncologie médicale suggère qu’il serait possible de limiter la durée des séances de radiothérapie à trois semaines (contre cinq actuellement) pour les patientes atteintes de tumeur avec envahissement ganglionnaire. Cette découverte pourrait améliorer la qualité de vie de ces femmes, sans pour autant nuire à l’efficacité du traitement.

Cancer du sein : une approche révolutionnaire ouvre la voie à des séances de radiothérapie plus

Quel est l'intérêt d'une radiothérapie plus courte ?

Traditionnellement, la radiothérapie pour ce type de cancer s'étendait sur cinq semaines.

Cependant, les résultats de cette étude de phase 3, menée sur plus de 1 200 patientes, ont démontré qu'un protocole plus court, réparti sur trois semaines, était tout aussi efficace, voire plus, que le traitement standard.

Cette nouvelle approche, dite « hypofractionnée », consiste à administrer des doses plus élevées de radiation lors de chaque séance, mais sur une période plus courte .

Plusieurs raisons plaident en faveur de cette méthode innovante :

  • Une qualité de vie améliorée pour les patientes : En réduisant la durée totale du traitement, le protocole hypofractionné limite les contraintes liées aux soins, favorisant ainsi un meilleur bien-être.
  • Moins d'effets secondaires : contrairement aux attentes, les chercheurs ont observé une atténuation des effets secondaires.
  • Une optimisation des ressources hospitalières : en libérant des créneaux sur les appareils de radiothérapie, cette nouvelle approche fluidifie les plannings et à optimiser la charge de travail des techniciens.

Des résultats prometteurs, mais des questions restent en suspens

Si ces résultats sont encourageants, il convient de noter que cette nouvelle approche nécessite encore des études complémentaires pour être généralisée à l'ensemble des patientes atteintes d'un cancer du sein avec envahissement ganglionnaire.


De plus, la mise en place de ce nouveau protocole pourrait poser des défis en termes de remboursement , notamment dans les systèmes de santé où la radiothérapie est rémunérée à l'acte.

Le rôle de la mutuelle santé

Dans ce contexte, le rôle des organismes de mutuelle santé s'avère essentiel. En prenant en charge une partie des frais liés aux traitements, ces acteurs permettent aux patientes de bénéficier des dernières avancées médicales sans avoir à supporter l'intégralité des coûts.

Il est donc important pour ces dernières de se renseigner auprès de leur mutuelle afin de connaître les garanties proposées en matière de remboursement des traitements contre le cancer.

À retenir
  • Une étude récente révèle qu'un protocole de radiothérapie plus court (3 semaines au lieu de 5) est aussi efficace pour traiter le cancer du sein avec atteinte ganglionnaire.
  • Ce traitement hypofractionné améliore la qualité de vie des patientes, réduit les effets secondaires et optimise les ressources hospitalières.
  • Des études supplémentaires sont cependant nécessaires avant de généraliser cette approche.
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